Apple : le moment vintage

La preuve que c’était mieux avant ! D’ailleurs, le graveur de CD était en option, c’est dire !

iPhone 7 ou nouveaux MacBook Pro, l’heure est à la lamentation pour certains concernant Apple. C’est un peu bêta 😉 dans la mesure où il y aurait de quoi profiter des problèmes rencontrés par Samsung.

Or, le momentum Apple serait pour certains passé. Certains prédisent même, surtout les dirigeants de Microsoft, que l’heure des Surface Pro serait venue.

L’heure pour Apple serait au tiroir-caisse et à l’absence de véritables innovations. En fait, c’est un phénomène typique des cycles industrielles et du passages de produits fortement innovant à un marché arrivé à maturité. Ce phénomène a déjà touché le secteur des ordinateurs de bureau. C’est maintenant l’ensemble du secteur des produits technologiques (Apple et autres je précise) qui est concerné. Désormais l’arrivée de véritables innovations n’est plus véritablement à l’ordre du jour.

A noter que cette question ne touche pas uniquement les smartphones, les ordinateurs portables ou les tablettes. On peut noter un mouvement grandement comparable au niveau de la photographie numérique. Dans ce dernier domaine, les nouveautés, hors de prix pour le commun des mortels, concernent les appareils moyen-format. Pour le reste, le marché se replie sur les appareils réflex et des cycles de durée de vie pour les produits qui rappellent ceux des appareils argentiques.

L’autre point d’inflexion, à rapporter également au marché des appareils photographiques, résidera peut-être dans le développement en informatique d’une mode vintage qu’illustre ma photo d’en-tête. Cette mode est un phénomène fortement émotionnel et marketing à partir du moment où les taux de croissance et de renouvellement du matériel d’un secteur décroissent.

Faut-il pour autant se plaindre que mon portable acheté il y a deux ans, voire plus, reste largement à niveau par rapport aux nouveaux produits et qu’une plus grande durabilité s’installe dans les cycles de produits ? Évidemment non.

Cependant c’est une nouveauté pour le secteur des technologies et du numérique. A un niveau macroéconomique et dans un système économique basé sur les impératifs de la croissance, cette fin de cycle des innovations interroge. S’agit-il d’une pause? Sinon quels seront les nouveaux secteurs dégageant de fortes croissances (et donc de forts taux de profits)?

Je vous invite à relire Marx et sa théorie de la baisse tendancielle du taux de profit. Il y aussi sa version réactualisée par Thomas Piketty qui traite la théorie de la baisse tendancielle du taux de profit avec l’accumulation du capital (Thomas Piketty, Le Capital au xxie siècle, chapitre 6, p. 360)

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