Tim Buckley

En 1976-77, avant d’être un peu secoué par le bruit que faisait dehors des jeunes de mon âge, et en même temps que ce bain de furie, j’avais mes morts. Ils habitaient ma chambre avec une assiduité presque silencieuse et charriaient mille tempêtes. On ne leur brûlait pas des cierges, on s’infusait leurs cires, au casque par nécessité souvent. Tim Buckley était de la bande, le plus beau ? Ce visage un peu douloureux gravé sur le fond sang de Happy Sad, cousin du Van Morrison tête baissée d’Astral Weeks (vivant, lui), j’en scrutais la mélancolie déjà connue par cœur (j’avais vingt ans). La chose entrait chez vous pieds nus, au pas feutré d’un vibraphone. Strange feeling installait calmement le décor, peu de meubles, annonçait la couleur, plutôt bleue.

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